Sa géographie
Située entre les vallées verdoyantes du Morbihan et les collines du Pays Pourlet, Le Croisty s’étend sur près de 16 km². Son relief vallonné, compris entre 123 et 255 mètres d’altitude, offre de magnifiques panoramas sur une campagne préservée où alternent bois, prairies et chemins creux typiques de la Bretagne intérieure.
Le bourg en est l'agglomération principale. Il se situe à vol d'oiseau à 30 km à l'ouest de Pontivy, à 35 km au nord de Lorient et à 64 km au nord-ouest de Vannes. Le hameau de Cornhospital constitue la principale agglomération secondaire.
L'Aër, affluent de l’Ellé, également appelée Rivière du Pont Rouge, du nom d'un pont franchissant le cours d'eau entre Priziac et Le Croisty, draine une grande partie de la commune et sert de limite naturelle avec Saint-Tugdual au nord et de Priziac à l'ouest. Le sud-est de la commune est, lui, limité par un affluent du Scorff qui rejoint ce dernier dans la vallée de Pontcallec.
Avec la colline de ManéGarhénec. Le Croisty culmine à 255 mètres.
Son histoire
Le nom même de la commune révèle son histoire : « Le Croisty » signifie « la maison de la Croix » en breton. Cette appellation rappelle l’implantation, dès le XIIᵉ siècle, d’une commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem sous le régime de la quevaise, un mode de gestion des terres particulier à certains ordres religieux bretons, ordre religieux et militaire qui a profondément marqué le territoire.
L’église paroissiale est d’ailleurs dédiée à Saint Jean-Baptiste, le Patron des moines Hospitaliers. Elle mérite qu’on en pousse la porte pour découvrir la richesse de ses sablières en bois polychrome sculptées de scènes de chasse et de personnages mythologiques et allégoriques.
Durant le Moyen Âge, Le Croisty devient un lieu de pèlerinage important autour du culte de la Vraie Croix. Son histoire est intimement liée à celle des communes voisines de Priziac et de Saint-Tugdual. Après plusieurs évolutions administratives, Le Croisty retrouve son autonomie religieuse au XIXᵉ siècle avant de devenir officiellement une commune en 1903.
Le territoire n'accède à l'indépendance communale que le 29 novembre 1903. Pour obtenir leur autonomie, les habitants du quartier du Croisty font valoir l’éloignement du bourg de Saint-Tugdual et le fait que Le Croisty possède déjà une église, qui remonte aux Hospitaliers, certes, mais qui, nouvellement restaurée, est largement suffisante pour les besoins du culte, un cimetière, une maison d'école, un presbytère et une fontaine publique.
Aujourd’hui encore, cette histoire séculaire se lit dans les paysages, les villages traditionnels et les nombreux témoignages patrimoniaux qui jalonnent le territoire.